La marche de l’Alliance des Forces pour le Bien-être des Congolais (AFBC) qui a eu lieu le mardi 18 janvier pour réclamer la libération de l’ancien président de la CENI et proche du régime précédent, Daniel Ngoy Mulunda a été réprimée très violement dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.

« sur instruction du Gouverneur et exécutant l’ordre du chef de la Police Haut – Katanga, la PNC vient de réprimander à coups d balles réelles et du gaz lacrymogène, la marche de la Communauté Katangaise exigeant la libération de Ngoy Mulunda »

Les organisateurs

Le démenti du gouverneur de province

En début d’après-midi le gouverneur de province Jacques Kyabula Katwe à travers son service de communication a publié un démenti stipulant :

« c’est le maire de la ville de Lubumbashi qui n’a pas daigné l’autoriser et non le Gouverneur Jacques Kyabula Katwe, le Gouverneur qui, du reste, ne commande pas la police qui s’est servie des gaz lacrymogènes pour faire appliquer la mesure d’interdiction de la marche. Halte à la manipulation de l’opinion de la part de ceux qui veulent se faire une raison d’exister ! »

Joseph Hello communicateur de Kyabula

Des fumigènes dans les airs

Des coups de feu ont interrompus les activités dans la capitale du cuivre un peu plus avant midi. La fumée des gaz lacrymogènes était perceptible dans les airs. Les images circulant sur Internet montrent une personne en train d’être tabassé violement par des policiers devant les supplications de l’Honorable Kahozi Bin Malisawa. Une image montre le député national Kasunka Wa Banza Mathieu, élu de la ville de Lubumbashi sous AA/a et membre de la commission parlementaire Ecofin arborant une blessure au front.

Condamnée de partout

La violence de cette répression n’est pas passée inaperçue. Elle a été condamnée par les acteurs politiques de deux camps.

Je condamne fermement l’usage disproportionné de la force et le recours à la violence pour réprimer la manifestation pacifique organisée en faveur de la libération du Pasteur Ngoy #Mulunda. Les tirs à balles réelles et l’usage intempestif des gaz lacrymogènes sont injustifiables.

Moise Katumbi

Marche pacifique pour la libération du Pasteur Mulunda réprimée dans la violence. Usage des balles réelles, baïonnettes, seringues avec liquide inconnue…14 blessés graves, 41 légers, 10 arrestations et députés nationaux brutalisés. #LibérezPasteurMulunda  

Felix Kabange Numbi

#RDC : Réprimer une marche pacifique ayant, en plus, pour objet la demande de libération d’un détenu d’opinion, le Rev Ngoy Mulunda, est une atteinte grave aux libertés fondamentales. Preuve éloquente de la restriction de l’espace politique. Je condamne.

Néhémie Mwilanya

Auteur/Autrice

By Jerry Nguwa

Journaliste|PhD Communication | +243816669900

One thought on “Lubumbashi : Répression violente d’une marche pour la libération de Mulunda Ngoy”

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