Après une élimination précoce et humiliante lors de la 59e édition de la Coupe du Congo, le Tout-Solide Malekesa traverse une crise profonde. Invité de l’émission À Nous les Sports sur la Radio Flambeau de l’Orient (RFO/UNIKIS) ce lundi 9 juin, Juvin Mbaya, directeur de publication de Kisanga Foot, a identifié trois causes principales à la débâcle des « Chinois boyomais ».

1.Une précipitation mal calculée du comité dirigeant

En quête désespérée de rédemption après un échec en championnat, les dirigeants du TS Malekesa ont abordé cette compétition avec une pression excessive et une précipitation mal maîtrisée. Sans véritable plan stratégique, ils ont fait des choix dans l’urgence, dans une logique de résultats immédiats. Ce manque de recul a généré un climat d’instabilité, tant sur le plan organisationnel que sportif.

2. Un entraîneur dépassé par les enjeux

Revenu à la tête de l’équipe pour, soi-disant, en redresser la trajectoire, Roger Lopepe n’a pas su répondre aux attentes. Loin d’opter pour une préparation ciblée, il a travaillé avec un groupe élargi à plus de 40 joueurs, une approche contre-productive dans un contexte où la cohésion est primordiale. Pendant ce temps, l’AS Nyuki préparait minutieusement sa stratégie avec un effectif restreint et bien structuré. Résultat : Malekesa a subi une leçon de réalisme.

3. Un recrutement de dernière minute inefficace

Malgré la connaissance de leur participation bien en amont, le club n’a entamé son recrutement que tardivement. Cette précipitation a empêché les nouvelles recrues de s’intégrer efficacement et de comprendre les mécanismes de jeu de l’équipe. Le résultat fut un collectif désorganisé et inefficace face à une formation de Nyuki bien huilée.

Une saison à oublier… ou à méditer ?

attu sèchement 4-0 par l’AS Nyuki le samedi 7 juin au stade Kindia de Bunia, Malekesa conclut une saison noire avec deux échecs majeurs. Mais cette désillusion peut aussi servir de signal d’alarme. Le club boyomais doit en tirer des leçons fondamentales : repenser sa vision, améliorer sa gestion humaine, éviter la précipitation et surtout, professionnaliser ses structures.

Pour espérer rebondir, le TS Malekesa devra repartir sur des bases saines, en s’entourant de techniciens qualifiés et en misant sur la stabilité. C’est à ce prix que les « Chinois boyomais » pourront espérer retrouver leur lustre d’antan.

Post Views234 Total Count

By Ben Lota

Rédacteur en Chef | +243 858 478 676 |blota[@]hapamedia.net

Laisser un commentaire