Depuis le lancement de l’opération Ndobo à Kisangani, il y a plus d’un mois, l’insécurité semble s’aggraver du jour au jour. Les incursions nocturnes, les vols à main armée et les attaques à l’arme blanche sont devenus monnaie courante dans plusieurs quartiers de la ville. Pire encore, des cas de meurtres sont aussi signalés.

Le dernier incident en date, particulièrement choquant, s’est produit au début du week-end dernier à quelques mètres seulement de l’état-major de la 31ᵉ région militaire. Un jeune entrepreneur a été violemment agressé par des hommes armés aux environs de 20h30. Grièvement blessée, la victime a succombé à ses blessures quelques heures plus tard.

Face à cette montée inquiétante de la criminalité, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), section de Kisangani, tire la sonnette d’alarme. Jedidia Mabela, membre actif de la LUCHA, s’est confié à Hapamedia, ce lundi 1 septembre. Il affirme que des démarches sont en cours pour rencontrer les autorités sécuritaires compétentes.

« La semaine prochaine, nous comptons rencontrer le général de la police ainsi que le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité. Il est temps qu’ils donnent des explications claires à la population sur cette situation déplorable », a déclaré Jedidia Mabela.

Le militant dénonce le sentiment d’impunité dont semblent bénéficier les malfaiteurs, opérant parfois à quelques mètres des installations militaires sans être inquiétés.

« La population ne doit pas subir la loi des bandits, encore moins vivre dans la peur alors que la sécurité devrait être assurée par l’État. Lorsqu’à deux mètres de l’état-major militaire, une personne puisse être tuée sans intervention rapide, c’est incompréhensible. » lâche Jedidia

Alors que la psychose gagne les habitants de Kisangani, la LUCHA appelle les autorités à prendre des mesures urgentes et concrètes pour restaurer la sécurité et permettre à la population de vivre aisément.

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