Dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, un mouvement massif de populations affolées s’intensifie à la suite de nouveaux heurts enregistrés dans plusieurs villages. Depuis le lundi 24 novembre 2025, des milliers de personnes originaires de Kilungutwe, Kalama, Kasika, Kidasa et Kalambi abandonnent leurs habitations, fuyant une insécurité devenue insoutenable.
Selon des témoins, « la terreur s’est propagée partout », poussant les habitants à quitter leurs villages en pleine nuit.
D’après les sources locales, les affrontements se sont fortement amplifiés ces derniers jours, plongeant la région dans une profonde panique. « Les tirs étaient continus, on ne savait plus où se cacher », témoigne un rescapé joint par la rédaction.
Les déplacés majoritairement des femmes, des enfants et des personnes âgées parcourent de longues distances à pied pour rejoindre des zones supposées plus sûres, alors que l’aide humanitaire reste quasiment absente.
Face à l’ampleur de la crise, les autorités du territoire alertent sur un risque d’aggravation de la situation humanitaire et réclament une intervention urgente pour sécuriser les civils. Elles appellent au rétablissement rapide de l’ordre afin d’éviter un drame plus vaste.
En attendant, la situation demeure hautement instable à Mwenga, où les familles déplacées implorent « une sécurisation immédiate de leurs localités » pour espérer un retour chez elles.

Modeste Salumu Msafiri
