Samedi 29 Novembre en fin de journée, un affrontement a éclaté dans le village Katanga, province du Haut-Katanga, autour de la succession coutumière. Selon la Société civile « révolutionnaire du village Katanga », le gouverneur intérimaire Martin Kazembe aurait tenté d’imposer un chef coutumier extérieur à la lignée légitime, alors qu’un chef reconnu par les us et coutumes locaux était déjà en place. Cette décision a été perçue par les habitants comme une atteinte grave à leurs traditions ancestrales.

Une intervention policière meurtrière

Face à la contestation populaire, des forces de police ont été dépêchées sur les lieux. Les témoins rapportent que les agents ont ouvert le feu sur un jeune autochtone, qui s’est effondré sous les yeux de sa communauté et est décédé sur place vers 18 heures. À ce jour, le corps de la victime n’a pas encore été levé, ce qui accentue la tension et nourrit un climat de colère et de frustration dans le village.

Paramètres politique et coutumier

Quelques jours avant le drame, Martin Kazembe avait lancé une initiative visant à moderniser les structures coutumières de la province, notamment par la création d’une base de données recensant les chefferies et leurs titulaires. Officiellement, cette démarche visait à clarifier les successions et réduire les conflits d’autorité. Mais pour les habitants de Katanga, cette modernisation s’est traduite par une ingérence directe dans leurs affaires traditionnelles, déclenchant une crise de confiance entre l’autorité provinciale et la population.

Réactions et inquiétudes

La Société civile locale dénonce une « violation flagrante des droits coutumiers » et accuse le gouverneur intérimaire d’avoir ordonné une répression brutale. Les habitants, eux, craignent que ce drame ne soit le prélude à une escalade de violences si les autorités ne prennent pas des mesures apaisantes. Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent à une enquête indépendante pour établir les responsabilités et éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Une province sous tension

Le Haut-Katanga connaît depuis plusieurs mois une série de crispations liées à la gouvernance et aux réformes coutumières. Ce drame met en lumière la fragilité du dialogue entre institutions modernes et structures traditionnelles, et pose la question de la reconnaissance des autorités coutumières dans un contexte de modernisation administrative.

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By Jerry Nguwa

Journaliste| Editeur Responsable|+243816669900

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