Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a procédé lundi à la libération conditionnelle de 114 détenus à travers le pays, dont 61 au sein de la Prison centrale de Makala (CPRK). Deux femmes figurent parmi les bénéficiaires, a annoncé son ministère.

Arrivé à la prison à 08h45, le ministre a supervisé personnellement l’opération, présentée comme le premier acte de désengorgement depuis sa prise de fonctions. Dans une déclaration ferme, il a appelé l’administration pénitentiaire à renforcer sa vigilance dans un contexte géopolitique jugé sensible.
« Ce qui s’est passé avant ne peut plus se répéter », a-t-il martelé, promettant de rompre avec « des pratiques laxistes » qui ont marqué la gestion carcérale par le passé.

La procédure a été conduite par le directeur du CPRK, André Kanza, qui a procédé à l’appel des détenus concernés avant de leur remettre les fiches officielles de libération. Selon la direction de la prison, les critères retenus reposaient sur des bases légales : examen des cartes de peine, comportement des détenus et éligibilité à la liberté conditionnelle.

Parmi les personnes libérées figure Selema Thomas, 72 ans, qui affirme avoir été détenu arbitrairement à la suite d’un conflit foncier impliquant « un homme haut placé ». À sa sortie, il a interpellé le ministre, sollicitant la révision de son dossier afin de récupérer sa parcelle.

Cette opération marque une étape importante dans la politique de désengorgement des prisons, un défi récurrent en République démocratique du Congo. Le ministère de la Justice entend poursuivre ces mesures dans le respect des procédures légales, tout en renforçant le contrôle sur les conditions de détention et de libération.

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By Jerry Nguwa

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