Selon des sources internes, certains professeurs de l’Université de Lubumbashi (UNILU) auraient mis en place un réseau permettant à des individus d’obtenir un diplôme de doctorat moyennant une somme d’argent conséquente. Cette pratique, qualifiée de « piratage de diplôme », a été dénoncée par des enseignants eux-mêmes auprès de la ministre de l’EURSI. La structure incriminée, Calvary University, fonctionnerait comme une façade académique destinée à monnayer des titres universitaires prestigieux.

Le contraste avec les efforts officiels

Cette affaire survient alors que l’UNILU tente de renforcer son image académique. L’université a récemment inauguré de nouvelles saisons doctorales, avec des soutenances de thèses encadrées par le recteur Gilbert Kishiba Fitula, insistant sur la nécessité de produire des travaux originaux et de qualité. Ces initiatives visent à crédibiliser l’institution, mais le scandale actuel risque de ternir ces efforts.

Une pratique symptomatique

Le trafic de diplômes n’est pas un phénomène isolé en République démocratique du Congo. Dans un contexte où la corruption gangrène plusieurs secteurs, l’enseignement supérieur n’échappe pas aux dérives. « Tout se monnaye au Congo sauf la honte », ironisent certains observateurs. Le doctorat, censé être le sommet de la recherche scientifique, devient ainsi une marchandise, ce qui menace la valeur des titres académiques et la réputation internationale des universités congolaises.

Les conséquences pour l’enseignement supérieur

  • Crédibilité menacée : Les diplômes délivrés par l’UNILU risquent d’être perçus comme suspects, ce qui pourrait nuire aux étudiants réellement méritants.
  • Impact sur la recherche : La multiplication de faux docteurs fragilise la production scientifique et la confiance dans les chercheurs congolais.
  • Répercussions internationales : Les partenariats académiques et les reconnaissances de diplômes à l’étranger pourraient être remis en cause.

Vers une enquête ?

La saisine de la ministre de l’EURSI ouvre la voie à une enquête officielle. Les autorités devront déterminer l’ampleur du réseau et sanctionner les responsables. Pour beaucoup, il s’agit d’un test crucial : montrer que l’État peut protéger l’intégrité académique et restaurer la confiance dans ses institutions universitaires.

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By Jerry Nguwa

Journaliste| Editeur Responsable|+243816669900

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