La Dynamique des politologues du Congo (DYPOL), coordination provinciale de la Tshopo, a réuni ce mercredi, dans la salle MONACO, plusieurs personnalités publiques, élus provinciaux, professeurs d’université ainsi que des représentants des communautés Mbole et Lengola.
Cette rencontre qui s’inscrit en prélude du lancement officiel du projet « Dialogue communautaire et médiation locale (DIACOME) » avait pour objectif d’identifier des pistes de solutions durables aux conflits communautaires dans la province, en se basant notamment sur le cas emblématique du différend Mbole-Lengola.
Selon Gabriel Batamba, coordonnateur provincial de DYPOL, ces assises marquent une étape essentielle dans la mise en place de cellules locales de médiation communautaire.
« Nous allons former les leaders des communautés Mbole et Lengola afin de les outiller avec des matières importantes qui leur permettront de résoudre pacifiquement les conflits qui pourraient les opposer à l’avenir, mais aussi de renforcer la cohabitation pacifique entre les communautés », a-t-il expliqué.
Il souligne que la prévention des tensions passe par une meilleure compréhension mutuelle et des mécanismes locaux de dialogue inclusifs.
Gabriel Batamba appelle par ailleurs les habitantes et habitants de la Tshopo à cultiver la paix, qu’il considère comme « le moteur du développement d’une entité ». Il invite la population à s’approprier le projet DIACOME pour favoriser des solutions pacifiques et durables aux différends intercommunautaires.
Financé par le Fonds canadien des initiatives locales, le projet DIACOME sera mis en œuvre dans deux zones du pays : la province de la Tshopo et la ville-province de Kinshasa.
Ses promoteurs espèrent qu’il contribuera à renforcer les capacités locales en médiation, à prévenir les escalades de violence et à instaurer un climat de confiance entre les différentes communautés vivant dans ces espaces.

