Les fidèles kimbanguistes de la mission centrale Simisimi B26 ont organisé, ce jeudi, une marche pacifique pour dénoncer la spoliation de leur concession. Le cortège est parti de la mission centrale Simisimi pour chuter au gouvernorat de province, où un mémorandum a été lu et déposé auprès du gouverneur ad intérim.

Dans ce document, les fidèles fustigent l’implication de plusieurs acteurs qu’ils qualifient de « complices » profitant des conflits internes au sein de l’Église afin de contrecarrer les démarches judiciaires engagées depuis plusieurs années pour protéger cet héritage acquis en 1962. Ils affirment que ces manœuvres visent à affaiblir la position de l’Église devant les instances judiciaires.

« nous protestons contre la requête des soi-disant ayant-drait Kumu du village Simi-Simi qui exigent au TBI le déguerpissement et la destruction des infrastructures sociales (écoles, centres d’accueil, temple, forage à motricité solaire, fontaine publique, résidences, etc.) construites par l’Eglise au PKm 9 route Yangambi, dans la grande paroisse Simi-Simi où nous hébergeons aussi pour le moment plusieurs ménages des déplacés de conflit Mbole-Lengola qui sont venus y trouver refuge » peut-on lire sur ce document.

Des faux occupants et des procédures qui stagnent

Les kimbanguistes rappellent qu’en 2008, lorsque les autorités foncières provinciales avaient procédé à la désaffectation de la SR 28 appartenant à M. Dobbelaere, 25 des 100 hectares avaient été officiellement cédés à l’Église kimbanguiste. À l’époque, tous les occupants trouvés sur cette concession avaient été identifiés par les services habilités.

Cependant, dénoncent-ils aujourd’hui, de nouveaux prétendus occupants munis de faux documents apparaissent et narguent ouvertement l’Église. Les fidèles regrettent que les procédures judiciaires engagées n’aient jamais permis d’aborder le fond du dossier, les juges s’arrêtant seulement sur des questions de forme, notamment le défaut de qualité.

« Dans l’intervalle, nos terres, bien que reconnues en conflit, peuvent-elles être ainsi malicieusement spoliées ? », s’interrogent-ils.

Face à ce qu’ils qualifient de menace « dangereuse », les kimbanguistes appellent l’autorité provinciale à saisir les instances supérieures pour obtenir l’annulation pure et simple du RCA 6453. Cette décision demanderait l’annulation du certificat d’enregistrement de l’Église pour céder les terres à des tiers, une initiative jugée « funeste » pour le patrimoine de Papa Simon Kimbangu.

Prenant la parole, le gouverneur ad intérim, Sénold Tandia, a salué la démarche pacifique des fidèles et a promis de se saisir du dossier afin que justice soit rendue.

Post Views220 Total Count

By Ben Lota

Rédacteur en Chef | +243 858 478 676 |blota[@]hapamedia.net

Laisser un commentaire