Le Professeur Grison-Trésor KAKUMBI BELUMBA continue de faire rayonner sa pensée scientifique et son engagement pour les droits humains au-delà des frontières de la RDC.
Après son intervention remarquable lors de la Journée mondiale de la philosophie à l’Université de Nantes, où il a porté haut la voix des enfants vivant dans la rue à Kisangani et dans d’autres milieux vulnérables du pays, le chercheur multiplie les activités académiques et les rencontres inspirantes.
Un agenda scientifique chargé entre Namur, Nantes et Bordeaux
Ce vendredi 5 décembre 2025, il intervient dans le master interdisciplinaire des droits des enfants de l’Université de Namur en Belgique, tout en poursuivant son implication dans une thèse de doctorat à l’Université de Nantes, sur le campus du Mans en France.
Entre ces engagements, le Professeur KAKUMBI a effectué un passage scientifique à Bordeaux, où il a rencontré un ancien étudiant de l’Université de Kisangani : Gaston MUSEMENA BONGALA, député national et ancien ministre de l’EPSP en RDC.
Naissance d’un projet de recherche sur les valeurs sociales
De leur échange est née une réflexion profonde sur les causes des tensions qui minent la cohésion sociale en famille, au travail, dans les institutions publiques et dans l’entreprenariat privé.
Interpellé par la question centrale : « Pourquoi la cohésion nationale pose-t-elle problème ? », l’Honorable MUSEMENA identifie trois concepts-clés comme sources du malaise : la vérité, l’amour et le travail.

Vérité : un déficit qui fragilise la société
Selon lui, le manque de vérité ronge la société congolaise. Le mensonge devient parfois un mode de vie, favorisant la destruction mutuelle, les promesses non tenues, la démagogie et le sophisme qui gangrènent même certaines institutions publiques. Dire la vérité expose souvent à la marginalisation : « Yo nde okoya kobongisa mboka oyo ? » ironisent certains pour intimider les personnes sincères.
Amour : la solidarité et le patriotisme en recul
L’amour, qui inclut générosité et charité, semble s’effriter. Les relations se marchandisent, la solidarité africaine s’étiole, et le patriotisme peine à survivre. L’empathie et l’entraide, autrefois piliers de la cohésion, cèdent la place au gain immédiat et à l’individualisme.
Travail : entre paresse, attentisme et fake news
Enfin, le travail, valeur fondatrice de toute société prospère, souffre de la paresse, de l’attentisme et de l’arrivisme. Ces dérives alimentent mensonges, fake news et conflits en famille comme au niveau national.
Le manque d’activité rend l’homme vulnérable face aux anti valeurs, tandis que son occupation par un travail rémunérateur lui permet de partager les valeurs universelles et d’échapper àux manipulations diverses. Le travail réduit la vulnérabilité de l’homme face à la manipulation et autres antivaleurs.
Vers un Congo bâti sur Vérité, Amour et Travail
Ces trois axes constituent désormais la piste de recherche que le Professeur KAKUMBI entend approfondir dans son laboratoire scientifique, avant de proposer une publication. Pour lui, un Congo durable et uni ne pourra émerger que là où vérité, amour et travail fondent le vivre-ensemble citoyen.
Il sied de noter que ce samedi 6 décembre, le professeur Grison Trésor Kakumbi a présidé un jury de thèse de doctorat à l’Université de Nantes.

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