Le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé l’interdiction immédiate de l’usage des escortes, sirènes, gyrophares et feux multicolores sur l’ensemble du territoire national, jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure vise à restaurer l’ordre public et à limiter les abus constatés dans la circulation routière.
Une décision ferme pour rétablir la discipline
Le communiqué du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, marque un tournant dans la gestion de la sécurité routière en République démocratique du Congo. L’usage abusif des dispositifs sonores et lumineux par certaines autorités et particuliers avait suscité de vives critiques, notamment à Kinshasa, où les cortèges interminables et les sirènes tonitruantes perturbent quotidiennement la circulation.
Cette interdiction s’applique à tous les véhicules circulant sur le territoire national, sans distinction, et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la loi.
Contexte et enjeux
- Multiplication des abus : De nombreux responsables politiques et administratifs utilisaient escortes et gyrophares pour imposer leur passage, créant des embouteillages et des tensions avec les usagers ordinaires gei-cd.org.
- Propositions législatives : Avant cette interdiction, des initiatives parlementaires avaient déjà été lancées pour encadrer l’usage des gyrophares et sirènes, en les réservant uniquement aux plus hautes institutions de l’État et aux services de sécurité en mission.
- Volonté de réforme : Jacquemain Shabani s’inscrit dans une logique de gouvernance sécuritaire visant à renforcer le respect des textes légaux et à mettre fin aux privilèges excessifs accordés à certaines autorités.
Cette décision est perçue comme une mesure de justice sociale, car elle place toutes les autorités et citoyens sur un pied d’égalité dans l’espace public. Elle pourrait également contribuer à réduire les accidents de la route liés aux excès de vitesse des cortèges officiels.
Cependant, certains observateurs s’interrogent sur la capacité des forces de l’ordre à faire respecter cette interdiction, dans un pays où les pratiques de contournement des règles sont fréquentes. La réussite de cette mesure dépendra donc de la rigueur des contrôles et de la volonté politique de sanctionner les contrevenants.
L’interdiction des escortes, sirènes et gyrophares décrétée par Jacquemain Shabani est un signal fort envoyé aux autorités et aux citoyens : la sécurité routière et le respect de l’ordre public priment sur les privilèges individuels. Reste à voir si cette décision sera effectivement appliquée sur le terrain et si elle marquera le début d’une nouvelle ère de discipline dans la circulation en RDC.

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