L’hôpital Général de Référence de Shabunda et les zones de santé éprouvent d’énormes difficultés en termes d’approvisionnement en médicaments et matériels. Bukavu et Goma qui ravitaillaient sont coupées de cette partie du pays. La route vers Kindu n’existe que de nom. Du coup la moto et le vélo font l’affaire. En cette période pluvieuse, il faut mettre des semaines pour parcourir 230 Km.
Au 10 Janvier, un condensé de la situation sanitaire dans le Centre du territoire de Shabunda révèle des anomalies surtout en ce qui concerne les interventions chirurgicales. En dépit de la décision du Médecin Chef de Zone de Santé Dr Guillaume Kyatugu, interdisant ce genre des pratiques dans des structures de santé qui pullulent, nombre sont ces habitants qui meurent en dehors de l’hôpital Général. A voir les conditions avec lesquelles les gens sont opérés, il y a lieu d’affirmer sans crainte d’être contredits : » Shabunda est délaissé dans tous les domaines » : pas de salle d’opération, pas des médicaments nécessaires, de fois une chambrette, une natte, maison en paille…le tour est fait.
» les opérés s’en sortent avec des infections », un infirmier du quartier Lupimbi, sous anonymat. Depuis fin Décembre 2025, au moins 14 morts après intervention dont 9 femmes par césarienne et 5 hommes, informations fournies par le Bureau central de la Zone de Santé de Shabunda. Tout se passe sous la barbe des autorités et aucune sanction réelle, Josué Kamulete de la société civile.
Un autre constat est que l’Hôpital Général est rendu infréquentable par le même personnel médical qui circulent à travers ces structures fantômes et fantoches. Shabunda fait face à une rupture des médicaments de spécialité et autres.
La société civile exige, aux autorités tant provinciales que nationales, une réponse rapide à ce cri d’alarme car la mort guette des milliers des Shabudiens.

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