L’acteur politique Iturien et adhérant de l’ECIDE, Luc Malembe s’est donné à cœur ouvert sur la situation générale en Ituri. Cet ancien journaliste converti en politicien a fait des révélations à la presse sur la naissance d’un autre groupe armé en Ituri. Hapamedia a tenu à discuter avec le concerné en date 03 janvier 2023, Luc Malembe a accordé un entretien à la rédaction d’hapamedia. L’échange se résume en ceci :
A la question de savoir s’il a des détails sur ces révélations Luc Malembe répond :
» Sous état de siège en Ituri il y a deux groupes armés qui sont nés : le premier dans la chefferie de Walese-Vonkutu dans Komanda, les CHINI ATUNA, une milice locale pour contrer les Adf et le deuxième a fait sa sortie officielle le 22 décembre en pleine ville de Bunia. Le Mouvement d’Auto-défense Populaire de l’Ituri qui s’est exprimé devant la presse et à quelques mètres de la résidence du lieutenant général Luboya Nkanshama. Vous pouvez demander à n’importe qui, il confirmera. J’ai démontré qu’avant l’état de siège il n’y avait que le territoire de Djugu et d’Irumu qui posaient des problèmes d’insécurité mais actuellement c’est toute la province qui est embrasée ».
Une deuxième question sur sa réaction en tant que leader face à cette situation , l’intervenant répond :
» C’était une erreur de mêler les militaires dans la gestion politico-administrative des provinces. Les militaires envoyés en Ituri sont dans l’or et les douanes. Ils font l’argent, ils n’ont pas besoin que la situation se calme . Ça devient clair qu’avec l’état de siège, il faut oublier la paix. Ils n’ont mené aucune opération depuis qu’ils sont là. Le récent rapport des experts de l’ONU a démontré la collaboration entre les dirigeants et les miliciens. Les fils de l’Ituri, Martin Fayulu, Docteur Mukwege, les députés, …tout le monde demande la fin de l’état de siège. Pourquoi s’obstiner à le garder ? Celui qui le maintient a des intérêts ».
Luc Malembe
Par rapport au processus électoral avec l’enrôlement des électeurs , Luc Malembe dit : » l’Ecide demande à tous les congolais de s’enrôler massivement pour récupérer le pouvoir volé en 2018 mais cela ne veut pas dire que nous allons cautionner toutes les forfaitures et irrégularités organisées.
L’enrôlement a été lancé sans que les matériels soient déployés : en Équateur pas de matériels, à Kinshasa on déploie avec des voitures-taxi comme si la Ceni n’a pas de budget, les cartes sont produites avec des photos échographiques… Avec une moyenne de 20 enrôlés par jour par machine nous sommes partis pour une aventure de mauvais goût.
Voilà pourquoi une rencontre entre parties prenantes ( USN, FCC, LAMUKA, Société Civile) s’impose pour parler de la loi électorale, bureau de la CENI, Cour Constitutionnelle… »

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